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Pendant 3 ans, j’ai bu chaque matin grâce à un mousseur à lait. Jusqu’à ce que je découvre ce qu’il y avait à l’intérieur.

Je n’y avais jamais pensé. Ni à ma machine à café, ni à mon airfryer, et encore moins à mon mousseur à lait. Jusqu’à ce qu’une conversation à un anniversaire change tout.

Robin, auteur de ce blog
Robin Mis à jour en juillet 2026

Comment ça a commencé

Je m’appelle Robin. Depuis des années, je bois un cappuccino chaque matin. Rien d’extraordinaire, juste un rituel. Faire un espresso, faire mousser le lait, et voilà.

Il y a trois ans, j’ai acheté un nouveau mousseur à lait. Noir, mat, avec un bouton rotatif et des icônes sur l’avant. Il faisait joli à côté de ma machine à café. Je l’utilisais deux fois par jour, parfois plus le week-end.

Le mousseur à lait que j’ai utilisé tous les jours pendant 3 ans

Le mousseur à lait que j’ai utilisé tous les jours pendant 3 ans

Au bout d’un an, j’ai remarqué qu’il y avait moins de mousse. Le lait accrochait plus vite. Et quand je regardais dans le pichet, je voyais de petites rayures à l’intérieur. Des endroits où cette couche noire s’était amincie.

Je me suis dit : bon, de l’usure. Normal. Il est temps d’en acheter un nouveau.

Ce que je ne savais pas encore à l’époque : cette « usure » n’avait pas juste disparu. Elle a pu finir quelque part. Quelque part auquel je préférais ne pas penser.

Tu veux savoir tout de suite quels mousseurs à lait sont vraiment sûrs ? Voir le comparatif →

La découverte

Tout a commencé par une conversation à un anniversaire. Une amie a raconté qu’elle avait jeté toutes ses poêles. « À cause des PFAS », a-t-elle dit, comme si j’allais comprendre. Elle avait vu une émission de Zembla à ce sujet.

J’ai hoché la tête poliment. Je n’avais aucune idée de quoi elle parlait. Ce soir-là, j’ai cherché sur Google.

PFAS. Un terme générique pour des substances chimiques utilisées dans les revêtements antiadhésifs. On les appelle aussi « forever chemicals ». Et il n’y en a pas que dans les poêles. Aussi dans les mousseurs à lait, cuiseurs à riz, airfryers. Partout où il y a un revêtement lisse et sombre qui empêche les aliments ou le lait d’accrocher.

Gros plan sur l’intérieur du mousseur à lait avec revêtement

Cette couche lisse et sombre à l’intérieur d’un mousseur à lait ? C’est le revêtement.

Je suis allée à la cuisine. J’ai pris mon mousseur à lait. J’ai regardé à l’intérieur.

Cette couche était là aussi. À l’intérieur. Exactement à l’endroit où, chaque matin, du lait chaud tournait contre la paroi à 800 tours par minute.

Ce que j’ai découvert ce soir-là

  • Le revêtement antiadhésif de nombreux mousseurs à lait contient des substances PFAS
  • La chaleur peut accélérer la dégradation de ce revêtement (le lait est chauffé à 65–70 degrés)
  • Le fouet rotatif peut abîmer lentement le revêtement, ce qui peut libérer des microparticules
  • Ces particules peuvent se retrouver dans ton lait, et donc dans ton corps
  • « Sans PFOA » ne veut pas dire « sans PFAS ». Il existe plus de 10 000 substances PFAS différentes

Source : RIVM, Commission européenne (voir sources en bas).

Ce qui m’a le plus surprise

Beaucoup de marques écrivent « sans PFOA » sur l’emballage. Ça paraît rassurant. Mais le PFOA n’est qu’une des plus de 10 000 substances PFAS. Un produit peut donc être sans PFOA et contenir malgré tout d’autres composés PFAS. Je ne le savais pas. Et toi non plus, probablement.

« Tu peux vouloir manger et vivre le plus sainement possible, mais si ta cuisine est pleine de perturbateurs endocriniens, c’est comme écoper un bateau qui prend l’eau. »

Une phrase que j’ai vue en ligne et qui ne m’a plus quitté

Qu’est-ce que les PFAS, au juste ?

PFAS signifie substances poly- et perfluoroalkylées. C’est un groupe de milliers de substances chimiques fabriquées par l’homme, utilisées depuis les années 1950.

Ce surnom « forever chemicals » n’est pas là pour rien : les PFAS ne se dégradent pas, ou très peu. Ni dans la nature. Ni dans ton corps. Une fois dedans, ils restent présents longtemps.

Où en trouve-t-on ?

  • Revêtements antiadhésifs des poêles, mousseurs à lait et airfryers
  • Vêtements et chaussures déperlants
  • Emballages alimentaires (boîtes à pizza, papier cuisson)
  • Cosmétiques et dentifrice
  • Eau potable dans certaines régions

Source : RIVM, « PFAS : qu’est-ce que c’est et que fait-il ? » (voir sources en bas).

Le problème, c’est que la plupart de ces produits ne sont pas en contact au quotidien avec des liquides chauds que tu bois ensuite. Un mousseur à lait, si.

Les chiffres

Si tu utilises ton mousseur à lait deux fois par jour, du lait chaud entre 730 fois par an en contact avec le revêtement. Sur trois ans, ça fait 2 190 fois. À l’usage, des microparticules du revêtement peuvent se détacher, surtout si la couche est déjà abîmée.

Pourquoi les fabricants l’utilisent-ils alors ?

Simple : c’est bon marché et ça fonctionne. Les PFAS empêchent le lait d’attacher, rendent l’intérieur facile à nettoyer, et donnent au produit, dès l’achat, un look « premium ».

Cette couche lisse et sombre a un aspect luxueux. Mais elle n’est pas permanente. Elle s’use. Et ce qui s’use ne disparaît pas. Ça va quelque part.

Dans ce cas : potentiellement dans ton lait. Car ce que tu mets dedans, tu le bois.

Les risques

Risques pour la santé liés aux PFAS

Source : RIVM, Commission européenne, CIRC

Je ne suis pas scientifique. Mais voici ce que le RIVM, la Commission européenne et le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) disent à propos d’une exposition prolongée aux PFAS :

Ce que les PFAS peuvent faire à votre organisme

  • Perturbation hormonale : les PFAS peuvent perturber l’action des œstrogènes et des hormones thyroïdiennes
  • Problèmes de thyroïde : risque possiblement accru d’une thyroïde trop lente ou trop rapide
  • Système immunitaire : fonctionnement possiblement réduit, notamment une réponse vaccinale moins efficace
  • Fertilité : des études ont établi un lien avec une baisse de la fertilité chez les hommes comme chez les femmes
  • Cholestérol : taux de cholestérol possiblement plus élevés, même à une exposition relativement faible
  • Cancer : le PFOA est classé par le CIRC comme cancérogène pour l’homme (groupe 1), et le PFOS comme possiblement cancérogène (groupe 2B)

Source : RIVM, Commission européenne, IARC Monographs (voir les sources en bas).

Et peut-être le plus frappant : selon le RIVM, chaque Néerlandais a désormais des PFAS dans le sang. Des bébés aux adultes. La question n’est donc pas si vous en ingérez, mais combien vous en ajoutez chaque jour.

L’effet cumulatif

Ce que le RIVM souligne : le problème avec les PFAS, ce n’est pas une exposition unique. C’est l’accumulation. Un tout petit peu chaque jour, pendant des années, depuis plusieurs sources en même temps. Votre mousseur à lait en est une. Et peut-être une source sous-estimée.

Tous les produits contenant des PFAS ne présentent pas le même niveau de risque. Une veste de pluie avec des PFAS, on la porte de temps en temps. Mais un mousseur à lait, on l’utilise tous les jours. Avec un liquide chaud. Que l’on boit ensuite.

Vous aussi, vous êtes concerné(e) ?

J’ai écrit un guide qui vous permet de vérifier en 60 secondes si votre mousseur à lait contient des PFAS. Avec une checklist et les matériaux vraiment sûrs.

Lisez mon guide →
Ou consultez directement la comparaison →

Repérez-le vous-même

Comment savoir si votre mousseur à lait a un revêtement PFAS ? Voici les signes :

  • L’intérieur du pichet a une couche sombre et lisse (noire, grise ou gris foncé)
  • Il y a de petites rayures ou des zones plus claires à l’intérieur
  • Ces derniers temps, le lait attache plus vite qu’avant
  • La mousse est moins épaisse qu’à l’époque où l’appareil était neuf
  • Sur l’emballage, il est indiqué « sans PFOA », mais pas « sans PFAS »
  • L’intérieur est lisse et « revêtu », pas comme du métal ou du verre pur

"Quand j’ai retourné mon mousseur et que j’ai regardé l’intérieur, je l’ai vu tout de suite. Ces petites rayures. Ces zones plus fines. Je n’y avais jamais pensé. Mais maintenant, je ne pouvais plus ne pas le voir."

Robin

Et maintenant ?

Je n’ai pas écrit ce blog pour vous faire peur. Je l’ai écrit parce que j’aurais aimé que quelqu’un me le dise il y a trois ans.

Peut-être ressentez-vous maintenant ce que je ressentais à l’époque : par où diable commencer ? Il y en a partout, non ? Ce sentiment est justifié, et c’est précisément pour ça que la plupart des gens ne font rien.

Mais la réponse qui m’a aidé est simple : vous n’avez pas besoin de tout faire parfaitement d’un seul coup. Choisissez un seul changement et commencez par là. Pour moi, c’était l’appareil qui fait tourner du lait chaud dans ma tasse tous les jours.

"Je bois toujours un cappuccino chaque matin. La différence, c’est que je sais désormais ce qu’il y a dans ma tasse. Et ce qu’il n’y a pas. Ça rassure."

Robin

Vous ne pouvez pas ignorer ce que vous savez maintenant. Mais vous pouvez en faire quelque chose.

J’ai écrit un guide pour vous aider à évaluer votre propre mousseur à lait

En 4 minutes, je vous explique ce à quoi il faut faire attention. Avec un cadre, une checklist, et quels matériaux sont vraiment sûrs. C’est la même méthode que j’ai utilisée quand j’ai commencé à chercher.

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour lire le guide : Lire mon guide → Déjà convaincu(e) ? Voir les options sans PFAS →
Lisez le guide de Robin sur les PFAS Repérez-les dans votre mousseur à lait
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